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Sigismond

Sigismond

Qui suis-je ?
Puisque la question m'est posée tâchons d'y répondre !
Assurément une personne qui devient de plus en plus misanthrope à mesure que son âge avance mais qui espère toujours que la vie et les événements le contradiront. Car que serait la vie sans espoir, hein ?
Sinon, à part ça, mais c'est déjà pas mal, quelqu'un qui pense que le progrès n'est pas une fin en soi, et que sans éthique c'est une bombe à retardement. D'un autre côté, je n'éprouve que dégoût pour ceux qui ont choisi la régression, comme le suggère cette image qui accompagne cette présentation. Mais ils ne sont pas les seuls, hélas. Du coup mon espoir faiblit.
Bon disons que je pense que c'est mal barré et que faute de pouvoir changer les choses déjà bien mais mal prises en main par d'autres, il faut au moins essayer de les comprendre.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2016
  • Modérateur depuis le 22/07/2016
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Derniers commentaires


  • Sigismond Sigismond 21 juillet 16:37

    @Gorg
    ou la punaiser au fond des chiottes


  • Sigismond Sigismond 21 juillet 16:35

    @l’auteur

     

    vous n’avez rien compris. Le rôle d’un chef c’est de décider, je vais y revenir, et pas de pourrir ses grands subordonnés devant leurs propres subordonnés. Si vous pensez qu’on peut commander en humiliant, il ne reste plus qu’à espérer que vous n’avez personne à commander. Et si vous avez une conception identique pour l’éducation je plains vos enfants si vous en avez.

    Alors décider, c’est quoi ? C’est choisir entre différentes options en étant éclairé. De Villiers ayant été placé devant le fait accompli, son avis n’a donc pas été pris en compte en amont. Dans cette affaire il semble que le choix ait été à la fois opportuniste (qui on déplume - le plus), et dogmatique. 

    Il est toujours facile de plumer les armées. C’est une habitude qui commence à dater. Fastoche, ils ne peuvent pas faire grève, ont un droit d’expression réduit (chose sur laquelle Macron a insisté = fermez vos gueules), ... ce sont des victimes idéales. C’est sûr que c’est plus facile de les taper que les syndicats subventionnés et toutes les associations qui vivent aux frais de l’Etat.

    Et puis il y a, ça c’est le dogme, cet acharnement à atteindre dès cette année les objectifs fixés par oukaze par Bruxelles, donc Merkel. C’est donc priorité donnée à la rigueur budgétaire imposée de l’extérieur sur la capacité opérationnelle et la sécurité des militaires en opération. Ce choix n’est acceptable que si on réduit les missions, que si on les réévalue. Et il n’en est pas question. Alors que le plus haut responsable militaire s’en émeuve, et quels que soient les termes employés, devant la représentation nationale (et en plus en huis clos) qui l’y invite, ce n’est pas un caprice mais l’exécution de son devoir. ç’aurait été une faute de la part du général de Villiers de ne rien dire. C’est une faute du chef de l’Etat de le pourrir publiquement pour l’avoir fait, et sans doute pas un acte d’autorité légitime. En tout cas un vrai chef n’agit pas ainsi.


  • Sigismond Sigismond 20 juillet 17:07

    @chantecler
    Rien que le nom Etat français marque une rupture constitutionnelle, donc un changement de régime et qui s’est fait pas des moyens illégaux. On a certes beaucoup glosé sur ces parlementaires issus de la chambre du front populaire qui ont voté les plein pouvoirs à Pétain ’sans parler évidemment des absents, retenus en mer). Mais on n’oublie de rappeler l’ambiance à Vichy ce jour-là et ces gens qui crevaient de trouille, sûr de finir a journée en taule s’ils ne votaient pas en faveur de Pétain. Ceux qui ont voté contre n’en sont que davantage admirables. Bon on pourrait se dire qu’il ont manqué de courage, mais de là où nous sommes, derrière nos claviers, c’est quand même fastoche, non ? C’est comme ces gens qui n’intervienent pas quand quelqu’un se fait agresser dans le métro ou le RER, c’est pas bien, mais c’est aussi absurde de critiquer tant qu’on a pas été confronté à la chose. Tout ça pour vous dire que ce régime m’apparait comme illégal même s’il s’est livré à une parodie des formes devant lui assurer une légalité de façade.


    S’agissant du Pétain de la première guerre, vous confirmez ce que je disais : il était attentiste. Car effectivement il attendait les américains. Le mieux aurait quand même été de s’en passer, car avec un nombre de victimes réduit (120 000 morts dont moins de la moitié au combat à comparer au 1,4 millions de Français, et aux 890 000 britanniques) on a vu Wilson parader et nous pondre un traité de Versailles et un redécoupage de l’Europe qui allait nous permettre de remettre ça 20 ans plus tard. En fait l’action des Américains fut davantage déterminante pour la victoire parce qu’ils nous ravitaillèrent et nous prêtèrent beaucoup d’argent tandis qu’ils en prêtaient très peu aux empires centraux qui se sont écroulés davantage de l’intérieur que militairement.
    Mais pour en revenir à Pétain et a son attentisme, cette théorie n’a pas attendu pour se développer puisque c’était aussi une opinion répandue à l’époque et qui a empêché sa nomination en tant que généralissime, commandant en chef des forces alliées, poste que lui rafle Foch.
    Il n’est évidemment pas question de nier à Pétain les qualités militaires qu’il possédait et qu’il prouva au cours de la guerre, ni la popularité acquise auprès des soldats dont il se préoccupa des conditions de vie et qu’il ne considérait pas comme de la chair à canon, contrairement à d’autres (en un sens Pétain c’est l’antithèse de Nivelle), mais son tempérament limita les effets qu’il aurait pu obtenir et prolonge peut-être la guerre. C’est du moins l’opinion qu’ont certains spécialistes de cela.

  • Sigismond Sigismond 19 juillet 15:20

    Bonjour Bella Ciao,


    plusieurs articles ont été écrits ici sur le même sujet, dont un par moi-même, et j’ai le plaisir de noter une convergence, laquelle s’exprime d’ailleurs aujourd’hui avec vigueur et hors de ces colonnes suite à la démission du général de Villiers.
    Autant vous dire que je souhaitais cette démission, moins pour les remous qu’elle est susceptible de créer, mais pour le général de Villiers lui-même qui ne pouvait pas se voir sali de la sorte par un petit connard arriviste et n’ayant rien prouvé que ses insuffisances en tant que conseiller de Hollande puis ministre de l’économie du même. C’est quand même un comble que celui qui a participé à notre déroute et en particulier celle budgétaire en fasse payer le prix à ceux qui sont chargés de notre sécurité, et là je pense aussi aux gendarmes et policiers puisque le ministère de l’intérieur est lui aussi durement impacté par les restrictions budgétaires, puisque c’est plus de 500 millions d’euros qu’il doit rendre. Au moment où il apparait que leur sécurité est la première priorité des Français, c’est quand même un peu gros, surtout quand on sait que ce n’est que pour complaire à Bruxelles et autres organisations internationales, comme le FMI qui vient de donner un satisfecit à Macron. Il y a des louanges qui en disent long et qui en tout cas ne me rassurent pas.
    Mais c’est aussi à la lueur de cette décision de massacrer ces deux ministères qu’on juge du courage politique du personnage Macron et des suceurs qui l’entourent. On fait comme d’habitude, on tape sur ceux auxquels il est interdit de se défendre. On comprend pourquoi Macron a insisté sur le devir de réserve quand il injuria de Villiers lors de la garden-party du 13 juillet à l’Hôtel de Brienne où réside désormais, après Le Drian, une godiche indiquant dans quel respect le président tient ceux qui se battent sous les couleurs de la France. Vous remarquerez que j’ai dit sous les couleurs et non pour tant on pourrait gloser sur les opérations, nombreuses comme vous l’indiquez, qui accaparent nos armées depuis quelques années désormais. Et je ne parle pas de cette stupide opération Sentinelle.

  • Sigismond Sigismond 18 juillet 22:49

    Bonjour à l’auteur,


    vous avez perçu un point essentiel et qui aura des conséquences durables : le lien de confiance entre les armées et le chef de l’Etat est rompu et n’est pas prêt d’être rétabli. Il est une règle dans l’armée à laquelle en général chacun se tient, c’est de ne jamais « pourrir » publiquement un subordonné devant les subordonnés de ce dernier. Et comme en l’occurrence le reproche fait au CEMA était d’avoir voulu défendre ses subordonnés justement, la violation de la règle aura des conséquences encore accrues.
    Alors certes, on ne risque pas avec nos armées un coup d’Etat. certes, même si le général de Villiers et même, rêvons un peu, les chefs d’état-major des armées de terre, air et mer démissionnaient avec fracas, nul doute qu’il ne manquerait pas de généraux prompts à les remplacer. On n’en a déjà un, dénommé Letranchant, mais qui devrait glaner rapidement le sobriquet de « suce-boules » qui se répand où il peut pour tresser des lauriers au chef de l’Etat. Mais d’autres ne manqueront pas à l’appel pour obtenir une promotion aussi inespérée qu’imméritée. L’armée n’est pas en effet un milieu exempt de la saloperie humaine commune. 

    Mais il faut à ce niveau du débat songer à la base, base large évidement qui va du soldat de base au capitaine commandant de compagnie, voire au delà, en fait ceux qui sont sur le terrain, et en ont plein les bottes ou les rangers de se taper des missions en enfilade, dont certaines comme Sentinelle sont pour le moins discutables, sinon inutiles, dans des conditions lamentables, avec un équipement et du matériel pourris. 
    Il fut un temps où un officier saint-cyrien n’envisageait pas autre chose que e métier des armes jusqu’à la retraite. Désormais, à 10 ou 15 ans, la moitié d’une promotion a déjà rejoint le civil. Quant au soldat ou au jeune sous-officier, puisque ce sont eux que Sentinelle touche le plus, un abus de cette mission leur donne des envies furieuses de démissionner, ce qu’il font pour un nombre significatif d’entre eux.
    .L’ambiance n’était déjà pas terrible, mais Macron l’a véritablement pourrie avec ses propos, sans doute d’ailleurs davantage avec ses propos qu’avec la réduction du budget.

    Cette réduction a évidemment un impact négatif sur la capacité opérationnelle à court terme et la sécurité des militaires en opération. c’est une évidence, et considérer que ce sera rattrapé en 5 ou 8 ans, puisque c’est l’horizon n’est qu’une promesse dont ceux qui roulent au Mali dans des engins au blindage insuffisant n’ont rien à foutre car car leur prochaine patrouille, c’est demain matin.






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